Aux sources de l'inspiration

L’architecte Jean Balladur a fait deux voyages importants quelques mois avant d’être engagé pour porter la conception de La Grande Motte. Ces voyages vont influencer d'une certaine façon ce qui va constituer l'oeuvre de sa vie... 

Il y a tout d'abord le site archéologique de Téotihuacan situé dans la région de Mexico. Impressionné par l’ampleur du site archéologique, près de 25 km2, Jean Balladur fait immédiatement un parallèle entre le dialogue qui existe entre les monuments et temples précolombiens et le paysage environnant. A Teotihuacán, les volcans éteints, à La Grande Motte ce seront les Cévennes et bien sûr, la montagne des montpelliérains, le Pic Saint Loup. Ce dialogue passera donc par l'utilisation, sur le littoral plat du Languedoc, du motif qui réussit si bien à Teotihuacán : la pyramide tronquée. La forme offre plusieurs avantages manifestes. Elle permet de dessiner de généreuses terrasses permettant au plus grand nombre de jouir des bienfaits du soleil, ne sommes-nous pas à La Grande Motte dans une ville dédiée au soleil et au vacances ? Au-delà de cet intérêt purement architectural, la pyramide tronquée a un rôle paysager à jouer. Jean Balladur l’explique de façon admirable dans cette vidéo de 1973.

En 1962, toujours, Jean Balladur se rend à Brasília, nouvelle capitale du Brésil, imaginée par l’urbaniste Lucio Costa et l’architecte, Oscar Niemeyer. La ville, inaugurée en avril 1960, est une ode au béton et à toutes ses formes utilisations. Ici, contrairement à la rigidité des œuvres inspirées du Bauhaus, Niemeyer a dessiné un monde tout en courbe et en oscillations. Gageons que Jean Balladur a su goûter le travail du célébrissime Niemeyer tant il est arrivé à faire du béton à La Grande Motte, une matière noble et décorative, omniprésente mais à la dialectique sans cesse renouvelée. Jean Balladur, avec l’humour et l’intelligence qui le caractérisent, ira même jusqu’à pousser l’hommage au travail d’Oscar Niemeyer, en prévoyant dans son plan d’aménagement urbain de La Grande Motte, une place des trois pouvoirs (aujourd’hui place de 1er octobre 1974).

Enfin, même si l'architecte en chef de La Grande Motte ne le revendique pas, on peut faire un parallèle entre la ville de Chandigarh, construite par Le Corbusier et la cité touristique de la côté languedocienne. Tout comme Chandigarh, La Grande Motte est une ville-parc. L'emprise de la végétation sur la construction est unique dans le paysage urbanistique français. L'architecte a largement favorisé dans ses plans d'implantation le piétons et le cycliste en leur consacrant de larges voies de circulation, protégées des voitures et ombragées par les pins; en aménageant plusieurs passerelles qui leur permettent de ne pas croiser ladite automobile et de rallier son lieu de villégiature en toute quiétude.

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